Découvrez dans ces pages un historique du SDIS de 1954 à 2004
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Les premiers !

 

   

Afin d'améliorer la défense incendie dans les villes et les campagnes, l'Etat de Vaud décide dans les années 1950 d'organiser des " Centres de secours incendie " CSI et alloue des subsides importants aux communes désignées pour desservir ces centres. Vu sa situation géographique particulière, Sainte-Croix est appelée à créer un tel centre, avec rayon d'action sur les Hauts du Nord-vaudois, jusqu'à la limite neuchâteloise et les communes de Villars-Burquin, Romairon, Vaugondry et Fontanezier. Les crédits sont votés et le matériel est commandé, notamment le camion tonne pompe " Mercedes " avec sa réserve d'eau de 1'800 litres.


Le premier !

 

   

Première inquiétude lors d'une visite de l'état-major chez les fournisseurs du véhicule : le camion n'est-il pas plus large que le hangar ? Coup de téléphone affolé à Sainte-Croix, centimètre déroulé et " ouf ", le véhicule entrera mais juste. Et pendant des années les conducteurs de ce véhicule devront prendre bien garde à mettre la roue avant-droite sur la grille devant " chez Sami ", seul moyen de rentrer le véhicule sans raboter et sans boucher la rue pendant de longues minutes. A le voir aujourd'hui, chacun peut constater que la " visette " était bonne.

En septembre 1954 le véhicule avec son matériel est reçu pour la collaudation. Les 20 membres du PPS assurent depuis ce moment, chaque dimanche, une garde de deux hommes. Au début, les chauffeurs avec permis poids-lourd étaient très sollicités, car ils n'étaient que quatre à pouvoir circuler.

Le premier gros feu se produit aux Envers, le 29 avril 1955. Grâce à la réserve d'eau et de mousse du camion, le bâtiment voisin de 4m.seulement est sauvé, et selon l'ECA, le camion est ainsi déjà payé, compte tenu de l'indemnité qui aurait dû être déboursée pour ce second bâtiment. Le mobilier et les effets personnels du bâtiment sinistré sont aussi sauvés, tout étant prêt pour le départ des locataires fixé au lendemain.

En juin de la même année, feu à L'Auberson. L'habitation est sauvée et la collaboration avec la Compagnie de L'Auberson est très efficace.

Le 1er juin 1956, jour d'entrée en fonction du cap. Albert Müller, feu à Bullet : première grosse intervention du CSI. Face à un sérieux manque d'eau, la moto-pompe prouve son efficacité pour vider les citernes du village. La protection des bâtiments voisins est ainsi assurée.
   


Les hommes du CR en 1956

 

A Cuilliairy d'en Haut, le 2 octobre 1960, la chaleur du sinistre est telle que le camion, situé à au moins trente mètres doit être repeint.
Le chalet des Dénériaz-Dessous est presque entièrement consumé quand les pompiers arrivent. Il reste à sauver la cave et à jouer aux cow-boys pour récupérer le bétail dans la nature.
Le 13 juillet 1963, collaboration avec le CSI de Couvet lors de l'incendie de la ferme de l'Etat, à Vuissens.
La toiture de la boucherie Junod donne quelques sueurs en mai 1964 mais tout est éteint rapidement avec peu de dégâts.
Le bâtiment Anselmo, à la rue des Rasses brûle le 6 mars 1965. La neige accumulée sur le toit ne facilite pas la tâche des pompiers mais les bâtiments contigus peuvent être protégés. Pour se remettre, au petit matin, un gros feu de cheminée se déclare au collège de L'Auberson.
Le 16 août de la même année, feu de ferme, à la Vraconnaz. Un cochon pose des problème aux sauveteurs côté Sud qui sont persuadés que la bête est encore à l'intérieur alors que ceux côté Nord le retiennent pour qu'il ne retourne pas dans les flammes.
En mars de l'année suivante, par une bise magistrale, feu de toiture chez Tharin, à la rue Centrale. Le toit est un toboggan verglacé et sur la route même le camion glisse gentiment. Les bâtiments voisins ne sont pas touchés.
Un coup de foudre anéantit le rural Aubort au Château le 3 août 1967. Le détassage du fourrage est une " vraie partie de plaisir ".
Le 1er décembre, par -15° au moins, feu à la Chaux. Ce fut peut-être le sinistre le plus pénible de ces 25 ans. L'ouverture et la fermeture des lances s'effectue au chalumeau.
Passons au 15 novembre 1969 avec un feu au " Crêt Papillon ", à L'Auberson, avec protection de la scierie voisine.
Petite plaisanterie en 1970 où un amateur décore sa grange selon la méthode du bois brûlé, mais le foin ne supporte pas ce traitement.


La fête au Pronto

 

   

En juin 1971, petite fête pour la réception du " Pronto " qui remplace la vieille jeep " Willys ". La roue tourne, (le Pronto aussi ?).
Gros feu à Cuilliairy le 31 juillet 1971 avec un effectif restreint en période de vacances.

L'équipe de 1971

Le Pronto

Le 14 janvier 1972, soir de solde. La séance officielle est presque terminée quand l'alarme est déclenchée pour un feu au Crédit Foncier. Pour une fois la rentrée tardive était involontaire et plusieurs pompiers étaient noirs (de fumées).
Le 9 octobre, le rural de la Mission Braille à L'Auberson est en feu. Mais la propagation peut être arrêtée à temps.
La période des vacances n'est pas favorable et le 20 juillet 1973, feu au bâtiment Dall'Aglio, rue du Chasseron. Une intervention énergique préserve les autres bâtiments.
Le 13 décembre 1973, le CSI prend possession des nouveaux locaux. La porte d'entrée est plus large, mais la sortie se fait à la montée.

Tragique soirée le 20 janvier 1974 à la suite de l'accident sortie de route d'un autocar français au Remblai. Où il est enregistré huit décès. Le corps médical, les samaritains, la gendarmerie et bien entendu les sapeurs-pompiers-CR et plusieurs membres du bataillon- sont sollicités.
Le 4 février 1974, feu chez Favre, Vers-chez-Jaccard, assez rapidement maîtrisé.
   


L'accident à couté la vie a huit personnes

 

Le 7 novembre 1976, la Mouille-Faison brûle et l'alarme tardive ne permet le sauvetage que de l'un des deux habitants.

Quelques jours plus tard, l'alarme à la ferme Paillard, à Bullet. Quelques heures de travail pénible mais efficace.
En 1977, la Cruchaude est anéantie, le toit étant déjà percé par les flammes lors de l'alarme.
En 1977, à défaut d'autre sinistre, les pompiers s'associent en " grandes pompes " au centenaire de l'Union Instrumentale de Sainte-Croix.
En 1979, gros feu de l'Hôtel Beau-Site, aux Rasses. Collaboration avec le centre d'Yverdon et sont échelle automobile.

Ces sinistres importants marquent toujours les pompiers qui ont participé aux travaux de secours et d'extinction des étapes dans leurs années de service. Mais les souvenirs sont en général plutôt relatifs à des petites interventions, parfois amusantes : " le moineau dans le candélabre ; les locataires debout sur leur table de cuisine lors d'une inondation ; la moto-pompe perdue, le feu de parapluies, etc. ". Il faudrait parler aussi du matériel. De la jeep utilisée pendant plusieurs années comme chasse-neige, puis martyrisée par des efforts trop violents tels que la montée au Cochet. L'achat des masques à air comprimé ; les tuyaux de 75 mm ; la tenue feu ; le matériel en prêt de la Protection civile et les liaisons-radio. L'histoire de ces 25 ans, c'est surtout " les histoires " que les participants racontent avec nostalgie, verve effervescente, tristesse, grands éclats de rire, modestie ou exagération. Mettez-vous à l'écoute des vétérans et vous en apprendrez beaucoup plus que par ces lignes. Sans compter quelques faits personnels que l'on n'ose pas trop écrire. Et l'histoire, en dehors des alarmes ??? On en éditerait des livres …

1979, 25 ème anniversaire du Centre de Renfort